La réalité débarrassée des mythes est que la violence familiale :
- est commise contre les femmes dans la très grande majorité des cas.
- est un crime puisqu’elle implique qu’une personne prend sur elle d’en faire souffrir une autre et de s’assurer le pouvoir sur elle.
- existe dans toutes les couches de la société, quels que soient l’âge, la race, la culture, le niveau socioéconomique, la profession ou la religion ; il n’y a pas d’abri.
- est causée par l’agresseur et non par la victime ; la victime, comme son nom l’indique est la femme qui est abusée, humiliée, blessée, violée ou tuée, l’agresseur est l’homme qui inflige l’abus, quelles que soient les raisons qu’il puisse donner.
- est un comportement appris et choisi par l’agresseur qui y voit un moyen (illusoire) de s’assurer le pouvoir, le contrôle ou la vengeance.
- est souvent le résultat d’une conception dénaturée de ce que doit être un couple ou une relation (par exemple : la femme est là pour le service ou pour le plaisir ou pour la reconnaissance sociale de l’homme).
- infligée une « première fois » a de grandes probabilités de se reproduire ensuite régulièrement.
- met à risque élevé les enfants de suivre plus tard la même voie de souffrance et de recréer la même dynamique de contrôle et d’abus.
- réduit souvent la victime à l’isolement et à un comportement de survie.
- peut conduire au meurtre.